Combien de jours de formation êtes-vous légalement tenu de prévoir ?
À partir de vingt travailleurs, chaque travailleur à temps plein a droit, au niveau fédéral, à au moins cinq jours de formation par an (c'était encore quatre jours en 2023) ; de dix à dix-neuf travailleurs, un minimum fédéral d'un jour de formation par an par travailleur à temps plein s'applique, et en dessous de dix travailleurs, la loi fédérale n'impose pas de minimum. Ce sont les règles minimales fédérales : le nombre réel dépend de votre commission paritaire, car les CCT sectorielles peuvent y déroger. Si un travailleur est à temps partiel, le nombre de jours est calculé au prorata. Ce droit individuel à la formation a été introduit par la loi du 3 octobre 2022 (le deal pour l'emploi) et est distinct de — mais étroitement lié à — l'obligation d'établir chaque année un plan de formation.
Si un travailleur ne prend pas entièrement ses jours de formation une année donnée, ils ne sont pas perdus : ils sont reportés à l'année suivante sous forme de crédit-formation. Ce crédit s'inscrit toutefois dans des périodes fixes de cinq ans — la première du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2028 — et à la fin de chaque période, le solde de chaque travailleur est remis à zéro collectivement. Tant les formations formelles (cours et entraînements avec un formateur) que les moments d'apprentissage informels (coaching, autoformation, accompagnement par un collègue) comptent, pour autant qu'ils soient liés au travail — les formations relatives au bien-être entrent également en ligne de compte.
Dans ce guide, vous lisez, par taille d'entreprise, combien de jours vous devez prévoir, ce qu'il advient des jours non pris, quand les CCT sectorielles dérogent, et comment ce droit s'articule avec le plan de formation et le compte individuel d'apprentissage annoncé.
